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Ainsi, la solution Meraki de Cisco® est une solution qui monte en puissance dans les télécommunications, utilisant la technologie SD-WAN (Software-Defined Wide Area Network). Comment ce déploiement s’effectue-t-il ? Quelle est la différence comparé au déploiement d’un réseau classique MPLS ? Découvrez l’Interview de Patrick A., chef de Projet SD-WAN, qui nous parle de son expérience dans le déploiement de la solution, du point de vue de chef de projet.

« SD-WAN est une solution innovante […] permettant même de simplifier l’architecture d’un réseau »

Comment appréhendez-vous le déploiement d’un projet SD-WAN ?

Le déploiement d’un projet SD-WAN est simplifié comparé à un déploiement d’un projet Cisco classique. En effet, on arrive à centraliser pas mal d’informations et à travailler plus rapidement sur les déploiements. D’ailleurs, moins d’équipements différents sont nécessaires comparativement à un déploiement traditionnel et ces équipements répondent à plus de fonctionnalités. La plateforme unique Meraki, accessible par le cloud et de ce fait depuis n’importe où, est un gros avantage notamment pour les ingénieurs techniques qui peuvent tout gérer au même endroit.

SD-WAN est une solution innovante et moins coûteuse qu’un déploiement traditionnel, permettant même de simplifier l’architecture d’un réseau : on peut supprimer des équipements, typiquement des firewalls, qu’on va réimplanter dans les boîtiers Meraki. Meraki fournit en effet plusieurs solutions :  du wifi, du switch local LAN, du routeur, du firewall… selon le besoin client, on est capable de remettre à jour l’ensemble du réseau d’une entreprise (type PME) sur une demi-journée d’intervention contre 24 à 48h auparavant.
Le fonctionnement de Meraki fait qu’on est capable de faire des pré-configurations : ainsi l’ingénieur est moins en situation de stress, ce qui entraîne moins d’erreurs sur le déploiement. Lors de l’installation physique du matériel, dans 99% des cas, le système est fonctionnel lors du branchement final, contre un taux de 80 à 90% auparavant (dû à la multiplication d’équipements en local avec configuration individuelle à récupérer).

En terme de dépense, les coûts d’accès réseaux sont différents car ils se font par des liens internet classique et non plus par des solutions MPLS qui étaient obligatoires auparavant.
La solution est un peu moins chère qu’une solution classique et permet de faire des économies d’échelle. Par exemple, avec un de nos clients, nous avons migré d’un lien MPLS à du SD-WAN pour leur chaîne de magasins en France comportant 48 magasins : les coûts d’accès ont été divisés par 4 et ce sur chacun de ses magasins, ce qui n’est pas négligeable.

Par ailleurs, SD-WAN permet aux clients d’être indépendants et de maintenir leurs infrastructures de façon autonome. En effet, nous pré-configurons l’ensemble du matériel et le client peut effectuer les manipulations de branchement en toute autonomie. En termes de maintenance, si un problème survient dans un équipement, le client peut changer de matériel et il nous suffit du numéro de série du nouvel équipement pour le configurer à distance.

« pour une chaîne de [..] 48 magasins, les coûts d’accès ont été divisés par 4 et ce sur chacun de ses magasins »

Quelle partie du déploiement est la plus sensible ? 

Il arrive parfois que la documentation soit partielle voire inexistante, ou que les interlocuteurs soient trop éloignés de la technique. Il est important de poser les bonnes questions, de comprendre le fonctionnement de l’entreprise. Des usages propres à l’organisation peuvent paraître naturels aux yeux du client, mais sont un usage tout à fait atypique. Si des points ne sont pas soulevés et que des informations nous échappent, cela peut entraîner des retards. Si on rate quelque chose à ce moment-là, cela impactera le déploiement du réseau.

C’est pourquoi, de mon point de vue, la récolte d’informations est très critique, qui se fait notamment par des workshop entre les clients et les ingénieurs techniques. On passe du temps dans la phase de préparation du projet pour être sûrs qu’on a toutes les informations sur des réseaux qui ont parfois une dizaine d’années, avec une documentation non mise à jour, des informations qui se perdent… c’est une partie assez lourde du projet. Il peut arriver qu’on attende des semaines voire des mois pour récupérer des accès et/ou des configurations.
En cas extrême, on doit déplacer quelqu’un chez le client pour qu’il puisse récupérer physiquement la configuration d’équipements dont on a besoin, car le client a perdu ses accès et cela entraîne des frais complémentaires.

 

Quels sont les retours clients ?

Les retours sont positifs et un des retour que j’ai, c’est que SD-WAN simplifie pas mal de choses, c’est une solution qui a la réputation d’être facile et performante.

Le déploiement de SD-WAN est simple, accessible, et permet de faire des économies d’échelle sur la maintenance de l’infrastructure. Les entreprises gagnent sur tous les tableaux : elles y gagnent en termes de coût, de simplification de réseau et en autonomie. La documentation Meraki est accessible pour une personne ayant un minimum de connaissance réseau et cela permet de passer d’une infogérance au recrutement d’une personne en interne pour la gestion du réseau. Si un problème survient, ils peuvent le régler rapidement sans passer par un prestataire.

« c’est une solution qui a la réputation d’être facile et performante »

Où en est-on dans le cycle de vie de SD-WAN ?

SD-WAN est en pleine croissance aujourd’hui, c’est une solution qui existait depuis un certain temps mais qui n’était pas encore mature. L’idée de la solution a toujours été bonne mais il y avait des limitations techniques, il a fallu du temps pour la rendre opérationnelle et fonctionnelle. Auparavant c’était pour du réseau local simple et dès qu’on dépassait la dimension de la petite entreprise, la solution n’était plus envisageable.

Désormais, on a une solution qui couvre les entreprises d’une taille respectable, et elle convient tout à fait aux PME. C’est une technologie en pleine croissance par sa performance et son déploiement aisé.

 

Quelles compétences particulières faut-il pour prendre en main un projet SD-WAN ? Comment se former ?

Du point de vue d’un chef de projet, il n’est pas nécessaire d’avoir une compétence particulière pour prendre ce type de projet en main. Bien évidemment, il faut un minimum de documentation, de compréhension de la technologie pour savoir ce que la solution peut faire et ce qu’elle ne peut pas faire. C’est organisé un peu différemment d’un réseau classique, du fait des liens internet et du dashboard hébergé sur un board.
En termes de planification, c’est très différent, il n’y a plus de phase de préparation d’équipements. Auparavant, il fallait préparer les envois, vérifier que c’était les bons équipements avec les bonnes configurations et il y avait toujours une erreur quelque part. Désormais on demande au fournisseur de matériels d’envoyer les équipements et de nous fournir les numéros de séries.

En tant que chef de projet SD-WAN, il faut du suivi, de l’organisation, des discussions avec le client, connaitre les besoins logistiques et techniques, connaître les contraintes des infrastructures… Comprendre la technologie SD-WAN Meraki et comprendre ce que font les clients aide à mieux déployer la solution.